Conflit à Postes Canada: Devant une impasse qui perdure, Ottawa n’aura pas le choix d’imposer une loi spéciale

Face aux négociations infructueuses et à la grève qui perdure chez Postes Canada, le CPQ (Conseil du patronat du Québec) est très inquiet des répercussions néfastes que l’interruption d’un service aussi essentiel pour notre société peut entrainer pour les citoyens ainsi que pour les entreprises de toutes tailles, pour la fluidité commerciale et, ultimement, pour l’économie du pays.

 

« Lorsqu’une négociation collective ne réussit pas à déboucher sur une entente entre les deux parties, la médiation est toujours la meilleure manière d’éviter ou de régler un conflit de travail afin de trouver une solution satisfaisante. Or, dans le cas des services de Postes Canada, c’est tout le pays qui est pris en otage depuis des jours, et ce, alors que s’amorce la période des Fêtes. Si la situation actuelle n’est pas réglée cette semaine, nous sommes d’avis que le gouvernement fédéral n’a pas d’autre choix et qu’il devra intervenir très rapidement en imposant une loi spéciale », déclare Yves-Thomas Dorval, PDG du CPQ.

 

Selon le CPQ, lorsque la situation sera réglée, il est clair qu’il faudra entreprendre une sérieuse réflexion sur les moyens pour éviter la répétition d’un tel scénario dans l’avenir, car le Canada ne peut pas se permettre d’être ainsi immobilisé. « Ces moyens de pression sont nuisibles pour des activités centrales de notre économie », de rappeler, M. Dorval.