Projet de loi nº 9 sur l’immigration : des objectifs qui vont dans la bonne direction

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) prend acte du projet de loi nº 9visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes déposé ce matin devant l’Assemblée nationale à Québec.

Le projet de loi présenté aujourd’hui par le ministre Simon Jolin-Barrette est un pas dans la bonne direction, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire afin répondre adéquatement aux besoins des employeurs en matière de rareté de main-d’œuvre. 

Le CPQ est heureux de constater l’ajout de nouveaux éléments dans la nouvelle loi, éléments longtemps demandés par le CPQ. « Les besoins du marché du travail seront pris en compte ainsi que l’importance de la participation des nouveaux arrivants au dynamisme des régions. Pour les employeurs, ceci représente une bonne nouvelle, car leur voix a été finalement entendue », souligne le président-directeur général du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

D’un autre côté, bien que l’objectif d’accroître le mandat du MIDI soit louable, il est important de s’assurer que les modifications à la loi ne conduisent pas à une augmentation de la bureaucratie et des délais dans le traitement des dossiers. Pour résoudre le problème, la solution passe par l’implication des régions dans le processus, ainsi que l’apport grandissant du secteur privé, qui est déjà très actif dans le domaine.

Concernant la suppression des 18000 dossiers qui ont été déposés avant le 2 aout 2018, bien que le CPQ ait de la compassion pour ceux qui étaient sur la liste, il considère qu’il s’agit d’une bonne mesure. Ces candidatures répondaient aux critères de l’ancien programme, aujourd’hui jugé peu efficace.  « Il ne faut pas perdre de vue que le Québec est un petit joueur sur la scène internationale quand vient le temps de recruter les meilleurs talents. Notre préoccupation demeure à l’effet qu’il ne faut pas limiter le bassin de main-d’œuvre, mais tout mettre en œuvre, et rapidement, afin de trouver le meilleur arrimage possible entre les besoins actuels des employeurs et les qualifications des nouveaux arrivants, » de conclure M. Dorval.