Accord États-Unis‒Mexique‒Canada : « Un verre à moitié plein plutôt qu’un verre à moitié vide », selon le CPQ

« Un verre à moitié plein plutôt qu’un verre à moitié vide », c’est ainsi que le président-directeur général du CPQ (Conseil du patronat du Québec), Yves-Thomas Dorval, a commenté la conclusion de l’entente de libre-échange avec les États-Unis annoncée tard hier soir.

Pourquoi un verre à moitié plein ? Parce que le Canada était menacé de façon sérieuse, ne pas avoir d’entente aurait été pire. Le Canada a réussi à limiter les pertes. Bien sûr, les producteurs de lait voient une autre part de marché leur échapper, mais le système de gestion de l’offre est conservé en grande partie. De plus, si les États-Unis avaient signé l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), le pourcentage d’ouverture du marché aurait été presque le même (3,25 % vs 3,58 %). Par ailleurs, selon des informations reçues, le gouvernement devrait dédommager les producteurs de lait.

En ce qui concerne les bons côtés, le Canada ressort gagnant sur certaines questions comme celles de l’automobile. Le Canada a aussi évité complètement la menace de voir le chapitre 19 aboli et a réussi à inclure un volet en matière environnementale. Ce, sans oublier que nous avons conservé l’exemption culturelle tout en ajoutant des mesures qui s’appliqueront de manière formelle à la diffusion numérique.

Au chapitre des pertes, notons l’augmentation des minimis, avec ses impacts sur le secteur du commerce de détail.

Il reste encore, par ailleurs, plusieurs dossiers en suspens dont le dossier des tarifs sur l’acier et l’aluminium ainsi que ceux dans le secteur du bois d’œuvre.

Afin de bien comprendre l’ampleur des impacts de cette entente, le CPQ se penchera sur son analyse plus approfondie au cours des prochains jours. Par contre, il s’agit d’une bonne nouvelle en ce qui concerne les investissements, car cette entente met fin à une trop longue période d’incertitude.