Dépassés par les outils de recherche d’emploi, les Canadiens préfèrent le contact humain quand il s’agit de trouver l’emploi idéal

Les Canadiens ont accès à plus d’outils numériques de recherche d’emploi que jamais auparavant, mais nombreux sont ceux qui préfèrent le contact humain lorsqu’il s’agit de trouver un nouvel emploi. C’est ce que révèle un sondage réalisé par Randstad Canada auquel ont répondu des milliers d’employeurs et d’employés canadiens dans le but de déterminer l’impact de la technologie sur la recherche d’emploi et de talent au cours des vingt dernières années.

Le sondage, réalisé par Ipsos Reid pour souligner le vingtième anniversaire de Randstad Canada, a révélé que 63 % des employés estiment que la surabondance d’outils numériques a rendu la recherche d’emploi plus difficile. Parallèlement, 64 % des Canadiens préfèrent les interactions humaines en face à face lors du processus d’embauche.

Bien que le sondage ait démontré que les Canadiens veulent avoir accès à plusieurs options lorsqu’il s’agit de trouver un emploi, ils sont aussi dépassés par le nombre d’options et 41 % se disent même perdus devant la multitude de méthodes et d’outils disponibles, ne sachant pas par où commencer. En fait, un chercheur d’emploi sur trois (35 %) ne croit pas pouvoir trouver un nouvel emploi rapidement sans assistance extérieure. Il est généralement admis qu’une approche plus personnalisée en matière de recherche d’emploi est utile (89 %) et 77 % affirment qu’ils aimeraient avoir de l’aide d’une personne qui s’y connait bien dans son secteur d’activité.

« La technologie a changé radicalement la manière dont les entreprises et les chercheurs d’emploi connectent. Les employeurs et les candidats peuvent facilement se sentir dépassés » affirme Marc-Étienne Julien, directeur général à Randstad Canada. « La technologie amène une certaine commodité, mais les entreprises doivent garder à l’esprit que le recrutement demeure une activité centrée sur l’humain. En revanche, la technologie et l’approche axée sur l’humain ne sont pas nécessairement incompatibles et peuvent très bien se compléter l’une l’autre. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre l’efficacité liée à la technologie et la chaleur des interactions humaines. »

Les effets de la technologie sur la recherche d’emploi

Il y a une vingtaine d’années, la recherche d’emploi se faisait essentiellement par le bouche-à-oreille. Aujourd’hui, les téléphones intelligents et les plateformes numériques modifient la manière dont les Canadiens se cherchent un travail et celle dont les employeurs trouvent les talents dont ils ont besoin. Il est important que les entreprises tirent parti de la technologie pour faciliter la prospection de talents, tout en continuant à développer et à entretenir les relations avec les candidats par l’interaction humaine en face à face.

Parallèlement, 45 % des chercheurs d’emploi effectuent leurs recherches et postulent pour un nouveau poste à partir de leurs téléphones intelligents, ce qui représente un changement énorme si l’on tient compte du fait que les guichets d’emploi en ligne n’existent que depuis relativement peu de temps.

En dépit de ce changement vers la recherche d’emploi en ligne, le sondage révèle que les Canadiens ne trouvent pas qu’elle en est facilitée. Les employés en particulier affirment qu’il est maintenant plus difficile de trouver un emploi (63 %) et une majorité (62 %) avoue éprouver des difficultés à se démarquer en ligne et sur les plateformes de réseaux sociaux.

« Les entreprises canadiennes doivent adopter une approche globale en matière de recherche et de recrutement de talent, » affirme Marc-Étienne Julien, directeur général à Randstad Canada. « Randstad Canada continue de s’adapter à cet environnement social et technologique en constante évolution en aidant les employeurs à connecter de façon humaine et personnelle avec les chercheurs d’emploi canadiens. »

L’avenir du monde du travail

Neuf travailleurs canadiens sur dix s’attendent à ce qu’au cours des cinq prochaines années, il y ait une diminution des communications en personne et une augmentation des communications électroniques dans leur milieu de travail. Huit travailleurs sur dix envisagent plusieurs impacts possibles de la technologie sur le monde du travail au cours des cinq prochaines années. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs Canadiens s’attendent à un élan de négativité envers cette technologie, en faveur des interactions en milieu de travail qui sont personnelles et humaines.

D’ici cinq ans, une majorité des répondants s’attend aux changements suivants :

  • Moins de communications en personne et plus de communications numériques (88 %)
  • La séparation entre le travail à la maison et en milieu de travail devient de plus en plus floue (85 %)
  • La popularité croissante des espaces de bureau ouverts pour faciliter la collaboration (84 %)
  • Une diminution du nombre d’employés permanents à temps plein et une augmentation du nombre d’employés contractuels ou à temps partiel (83 %)
  • L’intégration de l’intelligence artificielle dans plusieurs procédés du milieu de travail (81 %)

* Le sondage réalisé par Ipsos Reid a été mené auprès de 1 367 employés canadiens de 18 ans et plus, comprenant 1 037 employés et 330 gestionnaires/employeurs. Cela comprend un suréchantillon de 200 employés canadiens dans chacune des villes suivantes : Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal.